Quête de vision

RITES DE PASSAGE AMERINDIENS

Vous avez envie de nature, de rituel, de dépassement de soi, je propose chaque année des sweat lodge et des Quêtes de Vision, qui sont des rites de passage de traditions Amérindienne.  Francine Straight-Arrow (Louisiane) m’a enseigné en 1999 ces traditions. Je l’ai invité à La Réunion en 2006 où elle a proposé des soins chamaniques des sweat lodge et des Quêtes de Vision. Elle transmet à tous son amour et son affection. Elle est heureuse d’être venue à La Réunion. Je l’ai retrouvée cette année en Bretagne où nous avons fait un séminaire sur trois jours « Roue de Médecine ». Un grand bonheur de la retrouver, de partager ces moments et d'être initiée à La Roue de Médecine.

  

photos prises à Brocéliande Mai 2015

Déroulement

Nous proposons régulièrement à La Réunion des quêtes de vision dans la nature, notamment à Cilaos.

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Avec notre sac à dos et nos bouteilles d' eau nous marchons une trentaine de minutes pour aller dans un lieu retiré dans la forêt. Nous oublions tout ce qui est notre vie, nous éteignons nos portables, la vie s' arrête là... ou peut être elle commence là...

Le retour se fait le dimanche après midi et ce qui se passe entre ces trois jours est personnel, chacun le vit en fonction de son évolution, c' est magique...Si cette retraite vous intéresse, n' hésitez pas à lire le mythe et le rituel... et rejoignez nous dans la prochaine quête de vision. Dans le programme vous aurez les dates des prochaines quêtes de vision.

Le mythe

… Car le problème n’est pas autre chose que de donner au monde moderne une signification spirituelle… rien d’autre que d’offrir la possibilité à des hommes et à des femmes d’entrer dans un état de maturité humaine, dans les conditions de la vie contemporaine.  « Joseph Campbell – Le héros aux milles visages »

Avant d’aller dans la Nature pour faire la Quête de Vision, nous allons parler du mythe. La Quête de Vision prend la vie, la concentre dans un laps de temps symbolique très bref et la marque par trois processus de base : la séparation (la naissance) ; le passage du seuil (la vie) et la réincorporation (la mort). Ces processus peuvent être renversés : la séparation (la mort), le seuil (passage à travers la mort) et la réincorporation (la naissance).

Par cette dynamique de base se déroulent tous les mythes du monde, dits et non-dits. La dynamique en elle-même est mythique et est la source du « mono mythe » ou du mythe archétypal, qui est la base de tous les mythes.

Le scénario de ce mythe est le suivant :

« Puis le héros/héroïne laisse tout derrière lui/elle, abandonnant sa mère, le monde et tout ce qui lui était cher, et part seul/seule et à l’écart dans un endroit sacré et magique où se trouve un secret, un trésor, une clé de transformation de soi et du monde. Dans ce lieu sacré , au sein de la Mère Terre, le héros/l’héroïne est testé  par Dieu ou les Dieux, ou le Grand Esprit, et fait face aux monstres de son karma. Pendant une longue nuit sombre de l’âme, l’aspirant attend la guidance sous forme de sagesse ou de force. S’il persévère, le chercheur est récompensé.

Il/Elle est revivifié, c’est la renaissance, l’œil intérieur est ouvert, une vision est perçue. Mais la condition principale de la vision est que le protagoniste moderne est testé par la Mère Terre et affronte les dragons du Karma. Pendant les longues nuits obscures, le héros attend la lueur de la vision. En charge du fardeau et du don de cette nouvelle vision, le héros doit alors retourner dans le monde des mortels et chercher à la faire renaître.

Dans ce lien, entre ce mythe et la quête de vision, on trouve l’essence de la formule thérapeutique qui forme la base de chaque quête. La quête de vision fournit simplement l’occasion à tout individu moderne (non pas à des individus, mais à des héros et des héroïnes) de vivre ce scénario de manière formelle et guidée, ce qui leur permet de mesurer qui ils sont aux modèles archétypaux et au mythe ;

« A mon réveil, et comme je sortais de la chaleur de mon sac de couchage, il m’est venu que toute la vie est une Quête de Vision en solitaire. C’est pourquoi, j’ai toujours su que la mort est belle et désirable. C’est pourquoi, j’ai une grande envie de la fin et du retour Chez Moi, dans le havre de paix et de réconfort. » Nous sommes entrés dans cette vie, comme nous allons dans la Quête de Vision-pas pour avoir du bon temps ou pour être heureux. Nous avions même anticipé les dangers, les inconforts, les défis, les sensations désagréables. Nous sommes venus quand même pour la vision et pour apprendre, grandir, changer et évoluer. Bien sûr, il y a des joies dans la vie, comme il y a à la fois des moments d’illumination et de délice dans l’endroit de la Nature que nous avons choisi pour la Quête de Vision ; mais notre expérience ici est seulement brodée de joie : la matière sur laquelle les dessins sublimes sont inscrits est le test qui arrive à la limite de la survie. Une vie, c’est la même chose. Je serai heureux de retourner au campement et de manger quelque chose après mon jeûne ; je serai heureux de retourner chez moi pour prendre un bain, et brosser mes cheveux. C’est la même chose avec la mort. Le Retour chez Soi. Se reposer. Puis c’est utiliser ce que nous avons appris dans cette vie pour des buts allant au-delà de notre imagination actuelle, à des niveaux de conscience auxquels nous pouvons seulement rêver. Alors mourir bien, c’est vivre bien pour rapporter le maximum d’enseignement chez nous, à nos gens. »  Gift Bearer (la Porteur de Don)

On dit souvent que notre monde moderne manque de mythe, que les gens ne se considèrent plus comme héros ou héroïnes. Dans notre expérience, ce n’est pas vrai. Ceux désireux de se placer dans un rôle conscient, celui du protagoniste, dans un rite de passage ont découvert que c’était facile.

Dans leurs journaux intimes et dans leurs attitudes, ceux qui recherchent la vision se décrivent ; ils ont tout laissé derrière eux ; ils ont fait face au dragon dans un endroit sauvage. Ils ont  capté le trésor du visionnaire ; ils s’en sont retournés avec des cadeaux à distribuer, avec des graines à planter ; dans leurs histoires, on y trouve les motifs des mono-mythes.

Comme nous écoutons les compte-rendus de ceux qui ont cherché une vision, nous observons que ces gens sont engagés pour créer un mythe. Ils font un langage des mots et des attitudes qui sont leur expression unique de leur envie d’être. Comme cette envie est finalement inexprimable, on ne peut la mesurer que par le mythe.

Ce qui est dit par la suite doit être compris comme des variations modernes sur les anciens thèmes comme la séparation, le passage du seuil et la réincorporation. Certaines expériences sont écrites à la première personne, d’autres à la troisième. Toutes illustrent la façon dont des gens dans le monde contemporain peuvent redonner une valeur spirituelle à ce monde, à travers leurs actions, leurs paroles et par les dimensions mythiques de leur participation à la Quête de Vision. Tout ceci illustre le besoin de notre culture moderne qu’il y ait des gens qui se transforment et le monde autour d’eux, grâce à leurs attitudes, révélant ainsi le plein potentiel d’un don  collectif : faire du mythe un cadeau.

 

Le Rituel

Imaginez que vous avez décidé de faire l’expérience d’une Quête de Vision. Vous devez savoir depuis le début que c’est un rite de passage. C’est une expérience par laquelle un individu ou un groupe exprime de façon formelle l’atteinte d’un nouveau statut dans la vie, une expérience symbolique de mort et renaissance.

Dans les temps anciens, au sein des cultures plus traditionnelles ou primitives, les transitions de la vie étaient clairement définies. La naissance, l’enfance, l’âge adulte, le mariage, le troisième âge et la mort ont été rendus formels par des rites de passage. Dans la culture moderne, les transitions de la vie n’ont pas été si clairement définies ; on a enlevé la mythologie de la culture moderne.

En développement le progrès technique, la culture moderne a perdu les moyens traditionnels de se perpétuer par le rituel et des évènements importants, sources de croissance. Mais en mettant de côté ces anciennes  façons de passer ces traditions, qui ont fait leur preuve, nous avons appauvri nos vies ; il y a une faim de base qui ne peut être satisfaite par l’abondance matérielle ;

De nos jours, une transition de vie n’est pas vue en terme d’un événement unique, décisif, qui a la capacité de transformer et par lequel un nouveau statut est atteint. Nous trébuchons souvent à travers notre adolescence, nos vies de couple, nos séparations et nos divorces, nos déracinements géographiques, nos maladies graves, nos deuils et nos retraites, mal préparés à en faire l’expérience et à les comprendre. Nous ne voyons pas que par notre expérience, nous évoluons discrètement, étape par étape… avec de nombreuses petites morts et renaissances.

Un rite de passage est la réponse culturelle traditionnelle à une crise personnelle. Par le rite de passage des individus et des groupes s’ouvrent à la signification spirituelle de la crise. Le contact avec cette signification personnelle permet à Dieu, le Grand Esprit, La Force de Vie, la conscience suprême, de résoudre la crise et la transition est accomplie.

La Quête de Vision que vous avez décidé de vivre, a été tirée du passé. C’est un rite de passage primitif adapté aux besoins des gens vivant dans notre culture moderne. Elle est structurée de façon à s’inspirer de la puissance des anciens symboles et archétypes, mais seulement pour vous fournir des outils pour la création spontanée de vos propres mythes, rituels, heureux des compréhensions obtenues. Seulement, le support, la structure sur laquelle est basée de tels rituels, vous est fourni.

Arnold Van Gennep, dans son livre « les rites de passage » a identifié certains thèmes de base ou phases communes à tous les rites de transition. On peut comparer ces trois phases à l’ouverture d’une porte, le passage du seuil et le retour par la porte depuis l’autre côté.

La première phase est la séparation, la séparation des parents, de la maison, de la famille, du contexte de la vie quotidienne, des responsabilités du monde humain, des privilèges et de l’horloge – séparation du monde temporel. On demande à l’individu de tout laisser, de voir sa vie jusqu’à présent  comme terminée. On emmène la personne dans un lieu éloigné et on le prépare à la deuxième étape du rite de passage.

La deuxième phase est appelée le passage du « seuil ». Elle  comprend l’expérience directe et existentielle de la compréhension de la transition de vie. Le participant passe le seuil vers l’inconnu, armé des outils symboliques de la renaissance et entre dans un ordre universel qui est sacré et transmis et confèrent à l’individu de nouveaux droits, privilèges et responsabilités à son retour.

Cette phase à trois niveaux – séparation, seuil  et réincorporation – est la structure de base de la Quête de Vision. Le même processus peut être vu comme une métaphore de la dynamique de vie en elle-même : la séparation de la mère à la naissance : l’immersion dans le seuil : l’expérience de la vie et la réincorporation dans la Mère Terre par la Mort ; Entrer, être, retourner. Imaginez une vague se cassant, pausant et retournant à l’océan. Il faut noter que la vague en retournant dans la masse porte avec elle un résidu, une partie de rivage sacré.

 

LA SÉPARATION

Ce qui n’a pas été séparé, ne peut être entier. W.B.Yeats « Crazy Jane Talks with the Bishop »

D’abord, vous devez vous préparer à la séparation. Vous rencontrerez   d‘autres personnes qui ont décidé de faire l’expérience de la Quête de Vision. Vous parlerez de votre vie, de vos morts et de vos renaissances. Vous parlerez de vos propres mythes de vie et de leurs relations avec vos renaissances. Vous parlerez du monde que vous vous préparez à laisser derrière vous et le monde dans lequel vous retournerez. Après un moment, vous allez commencer à sentir un engagement de groupe partagé, qui lie le groupe ensemble dans la communauté et l’amour.

Le temps viendra où vous allez préparer votre sac, grimper dans le bus qui vous conduira dans la nature ; vous y resterez trois jours et deux nuits (un jour et deux nuits seuls, jeûnant et recherchant une vision). Le long voyage dans la nature vous séparera du  contexte de votre vie normale et vous mettra face à face avec le miroir de vos racines évolutives.

Que vous soyez à un tournant de votre cycle de vie ou seulement dans un besoin de renouveau pour maintenir un chemin choisi, vous retournez à la source d’où l’humanité a toujours tiré sa sagesse et sa force spirituelle – la Mère Terre nourricière ; vous suivez une orientation universelle vers un environnement physique largement exprimé dans les mythes et rituels de toutes les cultures de notre temps.

Ceux qui vous accompagnent comme « leaders » ne sont en fait pas du tout des leaders. Ce sont des sages-femmes. Elles vous accompagnent jusqu’à la dernière étape de séparation, mais elles vous laisseront passer le seuil seul. Elles vous remettront à vous-mêmes. Vous ayant conduit jusque là, elles se retireront pendant un jour et deux nuits dans votre  mémoire du monde que vous quittez.

Tous les rites de passage présentent une sorte de difficulté, risque ou test. Comme le temps de passer le seuil approche, vous pouvez être anxieux surtout, si vous n’avez jamais été dans la nature avant, ni couché à même le sol. Une telle anxiété est commune chez les marins et les explorateurs de la nature. Celle-ci est imprévisible.

Il y a toujours un élément de risque et la peur est toujours présente. La peur peut être une sensation nerveuse au creux de son estomac ou une grande panique. Le risque et la peur sont les deux alliées de la Mère Terre. Elle nous dénudent de l’orgueil, des œillères habituelles, réveillent nos sens endormis. Elles stimulent la capacité  d’innover, de créer de nouvelles façons de voir les situations.

Acceptez la nervosité et la peur. Plus le risque perçu est grand, plus le potentiel de croissance personnelle est fort et plus longtemps dureront les effets de l’expérience. Même quand vous commencez à vous préparer pour le voyage, commencez votre préparation du retour. Vous vous séparez parce que vous allez revenir mais non plus relié comme avant.

Alors vous allez marcher le plus dénudé que possible vers votre rendez-vous avec la Mère Terre, vous devez porter avec vous certains outils de la civilisation. Nous pouvons recapturer les antennes fines des premiers peuples vis à vis de la Nature. Nous pouvons seulement simplifier la barrière technologique élaborée derrière laquelle nous vivons des vies passives et en tant que « victimes ».

Comme vous rassemblez vos affaires pour vous apprêter au voyage, vous allez devoir faire de petits choix en ce qui concerne ce que vous allez laisser et ce que vous allez amener. Ce processus fait lui-même partie de la séparation ; du tri de ce qui, pour vous, est du matériel important et ce que vous osez laisser pour ce laps de temps bref. Votre sac à dos rempli est symbolique de votre attachement à la vie que vous laissez. Le poids de votre sac à dos est comme le poids de votre karma. Est-ce que vous voulez vraiment porter autant ? Comme le poids de la peur, cela peut vous empêcher d’arriver là où vous voulez aller.

 

MATERIEL

Une partie de l’expérience de la quête de vision est d’apprendre ce dont on peut se passer, psychologiquement et physiquement. Reconnaissez comme vous vous préparer, que vous êtes impliqués dans un acte symbolique. Vous sélectionnez de votre passé ces  choses qui vous permettront de marcher vers votre avenir. Vous trouvez l’équilibre délicat entre la sécurité du passé et le risque de la liberté.

 

LE SEUIL

A moins qu’une graine ne  tombe dans le sol et ne meure, elle ne peut grandir en un épi de maïs. Avant ta mort, tu as dû t’éveiller. C’est le mystère d’Elusis. « Les mystères de la graine, Anonyme »

Avant de vous plonger dans la nature, vous avez étudié les rituels de diverses cultures, pour trouver des moyens par lesquels comprendre l’expérience de la période du seuil. Certains de ces systèmes sont des symboles créés par le contact entre l’être humain et la nature ; c’est-à-dire pendant les trois prochains jours et nuits vous les combinerez avec le matériau rude de la terre. D’autres moyens sont des concepts rituels et des modes de conduites tirés de cultures archaïques qui renforcent l’expérience du seuil. Dans un sens, ces moyens sont des armes contre les forces du mal. En d’autres termes, ils sont des fenêtres, des fentes dans la caverne, à travers lesquelles on peut contacter l’infini. Un autre aspect est qu’ils sont un moyen de focaliser et de concentrer l’attention, d’équilibrer le corps dans l’espace et de recentrer le cœur dans l’espace et le temps.

Les moyens de la période du seuil dans la Quête de Vision ne sont pas adaptés d’un système de croyance particulier. Les psychologues Jungien les appelleraient des archétypes, mais ils sont une plus grande affinité avec la culture Amérindienne. Le saint homme amérindien, Black Elk (Elan Noir), dans la sagesse de son vieil âge, a donné le secret du rite pour implorer une vision à un monde qui, peut être un jour, comprendra la puissance et l’influence stabilisante des rites de transition amérindiens.

Ces moyens archétypaux attachés à la Quête de Vision  composent une dynamique cohérente avec laquelle on peut faire l’expérience du seuil du temps, mais ils ne sont pas des ingrédients nécessaires. A l’intérieur de chacun de nous, il y a un don, une  capacité de création spontanée d’un rituel personnel important, qui émerge de façon naturelle dans les conditions du rite de passage. La Quête de Vision fournit ces conditions.

 

LE TEMPS SACRÉ

Maintenant, vous êtes debout dans l’espace sacré et autour de vous se trouvent les divers aspects du cosmos. Les montagnes se moquent de votre chair et de votre sang. Elles sont là depuis des  centaines de millions d’années. Leur âge incompréhensible joue une symphonie de l’éternité pour vos oreilles, une symphonie de calme. Pendant un jour et deux nuits interminables, vous ne pourrez pas échapper au silence.

D’abord, l’absence de choses familières dans vos champs de perception crée un énorme vide dans lequel le moi conditionné s’agite comme un papillon condamné. Vous vous créez de petits projets, de petites tâches à accomplir, passant votre temps par-ci par là. Votre mental s’active dans les vieilles racines que vous avez laissées derrière vous.

Enfin, vous commencez à vous intéresser à l’éternité. Votre cœur  commence à rechercher une autre sorte de nourriture. De petites choses attirent votre regard. Vous passez plus de temps à observer l’espace. Vous entendez que le silence est composé du vernis des pierres ; des arrêtes des falaises, de la nudité des crêtes, des fuites des petits animaux, du mystère des trous dans la terre, de l’aspect plat de la poussière, du soupir de l’étoile du soir. Le passage du temps est marqué par les bruits qui cassent le silence : le battement de votre cœur, les gargouillis de votre estomac, le vent dans les arbres, le bourdonnement d’une mouche, le vrombissement distant d’un avion, les allées et venues des rats dans le sable du désert.

Vous serez aussi conscient d’autres bruits, mais  vous ne connaîtrez pas leur source. Vous entendrez des voix, mais vous ne verrez pas âme qui vive. Le seul instrument d’interprétation que vous possédez c’est vous-même. Vous désirez modifier votre sens de la réalité en écoutant mieux ce que vous auriez pu classer comme non important ou irréel.

Maintenant, vous êtes seul. Il semble n’y avoir aucune fin à cet océan de silence dont vous longez la rive. Vous vous lancez sur une petite embarcation, dans le silence, le capitaine c’est votre cœur.

 

L’ENDROIT SACRÉ

Il y avait un endroit, au fin fond de la nature, qui vous connaissait et attendait votre arrivée. Vous deviez trouver cet endroit, où que cet endroit vous trouve. Peut être quelque chose vous a attiré – une pierre, une plante, un animal, le vent – et vous  vous êtes laissé trouver.

Ici, vous allez communier avec la Mère Nature. Vous vous nourrirez de son soleil et vous boirez de son air. Vous vivrez dans sa chair, mais vous n’êtes pas un parasite. Vous allez chercher votre place, votre fonction, votre raison d’être ici sur cette terre.

C’est l’endroit où vous allez voir comment chacune de vos actions vous est reflétée par le miroir de votre environnement. Ce que vous choisissez de semer ou  de risquer, vous allez récolter avec une conscience intense. C’est ici que vous allez vous engager dans l’échange sacré entre l’Humain et la Nature. Ce qui vous est donné, vous devez le rendre, à votre manière. Observez comment vous réagissez aux dons de la Nature, vous découvrirez le genre de don que vous seul pouvez donner.

Parlez aux Forces de votre endroit. Adressez-vous à elles avec respect individuellement. Invoquez l’esprit des choses qui poussent. Demandez de la force et de la patience pour endurer. Ecoutez ce que le vent, les étoiles, les choses mortes ou en décomposition ont à vous dire. Donnez une portion de votre eau de boisson à la terre dans votre lieu. Enlevez vos chaussures et marchez pieds nus. Roulez-vous en boule contre le sein de la Mère Terre jusqu’à ce que vous ayez réchauffé la terre froide sous votre corps. Rêvez les rêves du coyote, du renard, de l’ours, du lézard, du scorpion, du lapin, du serpent à sonnettes et du  corbeau. Rêvez les rêves du vent de la nuit.

 

LE JEÛNE

Aucune nourriture ne passera vos lèvres pendant un jour et deux nuits. Vous avez choisi de jeûner, de suivre « une nuée de témoins », anciens et modernes qui ont voyagé sur ce chemin rituel de vision spirituelle.

Le processus de jeûne est comme celui de la préparation du sol pour y planter  une graine. Certains l’appellent un processus d’auto-purification. Le chercheur vide le corps pour que l’esprit puisse être rempli. En éliminant la nourriture du système, vous encouragez symboliquement la mort, qui attend de remplir votre vide. Vivre donc à proximité de la Mère Terre met la vie en valeur, la rend plus intense et terrifiante.

Un jeûne de deux nuits et un jour ne met pas en danger le corps. On peut se passer d’eau seulement quelques jours, mais on peut se passer de nourriture pendant des semaines. Aussi longtemps que vous boirez de l’eau, les effets du jeûne resteront principalement psychologiques. Comme vous n’aurez pas de repas autour desquels organiser votre journée, vous apprendrez beaucoup sur votre besoin de structure – et vous allez découvrir combien ce que vous pensez être la faim physique n’est réellement qu’une programmation sociale.

Le corps se consume littéralement pendant un jeûne. En fait, il brûle les impuretés du corps, purifie les canaux de l’âme. Le jeûne produit des sentiments de faiblesse, d’intensité, de vide, de fertilité, d’ouverture, de lourdeur, de légèreté, de désorientation, d’harmonie et de prise de conscience spirituelle. Frêle et complètement humain, maladroit et découvert, vous regardez dans le lointain et ressentez la rotation subtile de la terre. Ce mouvement vous prend dans une nausée du vide d’aspiration. Maintenant, vous êtes prêts à trouver la vérité dans la prière de la quête de vision Arapaho « Grand Esprit, aie pitié de moi. J’endure la faim, je n’ai rien à manger. »

 

LES NŒUDS DE PRIÈRES

Votre cercle de protection sera fait de 405 nœuds de prières qu’il vous faudra faire avant la quête de vision.

Chaque participant devra trouver dans la nature un bâton fourchu qu’il pourra vernir et décorer. C’est son bâton de Pouvoir.

Sur ce bâton, il lui faudra enrouler un fil de laine rouge sur lequel il aura attaché 405 nœuds de prières de quatre couleurs différentes et correspondant aux quatre directions. Une explication  sera donnée lors la réunion qui aura lieu une semaine avant la quête de vision.

Comme la lumière du dernier jour du seuil est avalée par l’obscurité, vous entrez dans le cercle de votre tombe. Durant la nuit, encerclé par les épineux de l’obscurité, vous attendez la mort.

Durant cette dernière nuit, vous pouvez vous exprimer comme vous le désirez, réciter vos prières, implorer vos implorations, projeter le désir de votre  cœur dans le vide de l’obscurité. Le ventre de la Mère Terre vous entoure inconsciemment. Les yeux sont aveuglés par l’absence de lumière. Vous êtes poussés et tirés par les forces irrésistibles et non ressenties. Il est inutile d’être impatient. L’obscurité s’installe, ponctuée par la lueur froide et infinie des étoiles, donnant un signe depuis l’espace perdu. Est-ce que la mort prendrait le masque d’un désir à sens unique qui attend d’être satisfait ?

Dans un laps d’éternité, la Mère Terre travaille à vous donner naissance ; imperceptiblement, vous entrez dans la lumière.

 

LES SWEAT LODGES

Sont des cérémonies de purification du mental du corps et de l’esprit. Il y en aura une avant votre départ en solitaire et une à votre retour. Explications lors de la réunion.

 

LE FEU

En réalité, toute chose est en feu, ou en train de rouiller ou de s’oxyder doucement ou rapidement. Des sous-produits de cette oxydation générale sont la chaleur et la lumière. Nécessaires à la reproduction de toute forme de vie, la chaleur et la lumière proviennent également du cœur d’un être humain. Tout comme le feu du soleil est le cœur de notre univers planétaire local, le feu du cœur est le centre de notre univers physique local. Comme nous nous déplaçons dans le monde avec le feu divin de nos cœurs, nous irradions de la lumière et de la chaleur ; Nous sommes ressentis par toutes choses.

Un feu est allumé au camp et maintenu pendant toute la durée de votre quête de vision par les gardiens du feu. Les nœuds de prières se consumeront laissant s’envoler tous les vœux.

 

LE NOM QU’ON SE DONNE

Vous n’avez pas demandé le prénom qui vous a été donné, car vous n’étiez pas conscient pour vous nommer. Maintenant vous avez l’occasion d’acquérir le pouvoir et la responsabilité du nom que vous vous donnerez.

Comme vous avancez dans les jours consacrés au passage de seuil, cherchez-vous un nom qui identifie le sanctuaire intérieur secret de votre âme, qui vous êtes. Comment pouvez-vous le trouver : dans vos rêves, vos rêveries et vos visions, en éveil, en haut des montagnes, au fond de gorges sombres, sur le chemin qui mène au tas de pierres, sous des pierres, dans le ciel, parmi les plantes et les animaux, dans la poussière sous vos pieds ; toute existence animée et inanimée vous entoure de noms potentiels. Le vent chantant dans vos oreilles est chargé des syllabes de votre nom.

Si vous écoutez bien et regardez bien, vous découvrirez un secret connu de tous les peuples primitifs : la Nature est consciente de vous et cherche à vous parler. Par exemple : vous êtes assis, réfléchissant à un problème particulier dans votre vie, un matin, quand soudain, un faucon va voler en cercle trois fois au-dessus de votre tête ou une fourmi va grimper sur votre main ou une pierre brillante va apparaître soudainement à vos pieds. Vous pouvez faire l’expérience d’une relation, une connaissance que notre monde moderne civilisé a perdu.

Un aspect de votre environnement qui peut vous angoisser le plus, un vent très fort, un orage, de la chaleur fulgurante, un froid transperçant les os, un serpent à sonnettes – peut, en fait, devenir un allié et vous révéler la signification de votre nom. Parlez à la Terre Mère. Dites lui que vous êtes venu séjourner quelques jours et que vous désirez apprendre les leçons qu’elle a pour vous. Mais alors, quelque chose doit venir de vous – une façon de sentir – d’embrasser ce qui est offert. De ce donner/ recevoir est né la création mythique de votre nom.

Se donner un nom est une puissante médecine. L’objet spécifique de la mythologie de soi est de se  transformer ou de se donner de l’énergie en s’octroyant un nom ou une histoire- bien sûr, si celui qui se donne le nom veut bien l’assumer. Celui qui donne peu de temps, de pensées ou de compréhension au nom qu’il s’octroie en reçoit peu de bénéfice. Celui qui attend avant de découvrir, qui peine dans l’obscurité, les pierres cassées, sera récompensé par une destinée mythique comme un phare dans la nuit.

 

LE RÊVE

Une des raisons de votre présence ici est le rêve. Parce que vous êtes venu à la Mère Terre pour faire l’expérience du rêve, vous devez vous attendre, anticiper et espérer qu’elle vous parlera à travers les innombrables rêveurs qui sont passés là avant vous.

Parfois les rêves de la Quête de Vision sont singulièrement clairs et puissants. Par eux, le rêveur trouve un nom, une histoire ou une mission. Quelquefois les rêves sont ambigus et confus, comme un labyrinthe qui semble impliquer les rêves d’autres nombreux rêveurs. Quelquefois, les rêves sont personnels et exigeants émotionnellement ; le rêveur se réveille en larmes, dépassé par une émotion soudaine. Quelquefois, les rêves émergent vaguement, de façon dérangeante, dans le conscient. Quelquefois, les rêves vont et viennent comme des marées, déposant leurs changements sur la grève de la conscience, ce dont le rêveur n’est pas conscient. Souvent les rêves se passent quand les yeux du rêveur sont grands ouverts.

Où que vous soyez, assis ou dormant dans votre sac de couchage, essayez d’écrire vos rêves. Considérez-les comme des présages, des leçons, des messages de l’inconscient collectif. Remarquez comment vos rêves font surface dans votre inconscient des semaines, même des mois plus tard. Les symboles de ces rêves peuvent être utilisés pour donner du pouvoir à votre vie. La Quête de Vision d’une vie est la recherche de mythes auxquels se conformer, les rêves sont la trame des mythes.

Les rêves montrent le chemin, c’est-à-dire ils sont le chemin. Notre petite vie, notre respiration fragile, naviguent sur un océan de rêves. Il y a une vieille école de pensée qui insiste sur le fait que la vie elle-même est un rêve, qu’il n’y a pas de réalité en dehors de ce rêve. Une autre école de pensée ancienne insiste que toute vie n’est que le rêve de Dieu. Une troisième école est d’accord avec les deux précédentes et ajoute que vous êtes Dieu.

Rêvez-vous ou êtes-vous éveillé ? Ouvrez vos yeux et regardez autour de vous. Vous êtes entouré par des cycles naturels d’éveil et de sommeil. Même la fleur de printemps s’éveille de sa graine ensommeillée et retombe dans un rêve de fin.

 

L’IMPLORATION D’UNE VISION

C’est la dernière nuit, la nuit de l’horloge de la mort ; vous êtes accroupi dans votre cercle de prières, attendant la mort, cherchant à naître. Le vent de la nuit rafraîchit la moelle de vos os. Vous vous sentez seul ; impuissant ; insignifiant ; déplacé et apeuré ; de quelle utilité sont les mots, les prières, les implorations, les  cris ? Le silence se moque de vous avec une éloquence inaccessible. Les étoiles vous scrutent de leur lumière générée avant l’apparition des hommes sur la terre.

Croyez-vous vraiment que votre imploration de la Quête de Vision trouvera une réponse ? De quel droit ? y a t’il des personnes qui le méritent mieux que vous ?

C’est le moment d’examiner vos motivations, pourquoi êtes-vous ici, osant croire que vous obtiendrez ce que vous désirez ; la personne la plus proche est très loin. Il n’y a personne pour applaudir votre piété.

Implorez une vision pour vous même ou vos gens. Si vous implorez pour vous uniquement, les cieux deviendront impénétrables ; votre imploration ne s’étendra pas plus loin que votre propre bouche. Aucune personne vivant sur terre n’a le droit d’implorer exclusivement pour elle. Nous sommes tous liés. Notre destinée est commune.

Il n’y a pas de formule pré-établie pour l’imploration. Il y a une multitude de disciplines spirituelles, des formules de prières et des pratiques spirituelles à votre disposition. Utilisez la technique avec laquelle vous vous sentez à l’aise. Vous n’avez pas besoin d’utiliser les mots. Une imploration appropriée pour une personne ressentant très profondément ce que les mots ne peuvent exprimer  est une imploration toute simple, informulée, libre de toute tradition. Implorez tout simplement aussi longtemps et aussi fort que vous avez besoin. Personne n’a dit que la Quête spirituelle devait être sans impuissance, votre peur, vos doutes ; implorez une vision pour vos gens.

Le monde dans lequel vous vivez est rempli de gens cherchant le pouvoir, mais ce n’est pas le pouvoir de la vision. Vous êtes allongé sur la poussière comme n’importe quel malheureux, mourrant dans votre cercle de prières. Puisse le cri qui sort de vous provenir de votre désir le plus profond de redevenir entier ainsi que votre monde.

Certainement, votre imploration aura une réponse. L’obscurité passera. L’aube apportera la réponse. Un jour, également, la mort paraîtra. Comme le jour qui se lève. Alors, implorez une vision. Implorez encore et encore, jusqu’à ce que votre cri devienne un grain de sable et vous la perle de nacre.

 

LA VISION

Le bienfait de la recherche d’une quête de vision est d’apprendre les postures sacrées solitaires des pèlerins innombrables qui, depuis le début des temps, ont cherché à voir ; la quête de vision est une recherche pour aller plus loin, pour connaître.

Pendant un jour et deux nuits du seuil vous rechercherez la vision. Mais cette vision peut être très variée. La vision est sagesse. Elle est perception pénétrante de la nature des choses ; la vision est un sentiment profond d’équilibre, d’harmonie avec toute chose. Elle est la capacité de voir l’avenir ; la vision est la capacité de rêver. Elle est une impulsion d’une énergie  créative personnelle ; la vision est une connaissance transcendante et mystique – la conscience cosmique. La vision « est » simplement.

 

Témoignages

  • Bonjour Océane ,tous les quêteurs et les gardiens du feu, Je voudrais apporter mon témoignage après cette expérience merveilleuse de la quête de vision. C'est une épreuve dure mais nécessaire afin de se retrouver au plus profond de soi et de voir "enfin" les choses essentielles de la vie. On en ressort grandie, purifiée et prête à démarrer un nouveau cycle de vie. On a laissé au campement et dans notre solitude et réflexion, toutes les choses qui nous empêchait de vivre heureux. Je comprends pourquoi on ne peut pas le refaire 2 fois, car nous ne pourrions jamais le refaire de la même façon. Merci à Bernard pour toute l'énergie dont il a fait preuve et toute la douceur d'Aurélie, les gardiens du feu ont un rôle essentiel, ils nous ont entourés de soin et d'attention, je voudrais leur exprimer toute ma gratitude. Merci aux quêteurs qui ont vécus cette expérience plus douloureuse pour les uns que pour les autres mais tous ont été très forts, nous en sommes sortis vainqueurs,pleins d'amour, nous sommes des guerriers. Merci à Océane d'avoir organisé cette quête et de nous avoir permis de découvrir ce qui restera graver toute notre vie. J'ai découvert en moi, une force que je ne soupçonnais pas, de l'amour à revendre. j'étais égarée et je me dirige doucement vers une nouvelle voie.
     
    Brigitte
     
  • Bonjour Océane, Comme toujours le bulletin du dimanche est attendu, très attendu et c'est pour cela que contre vents et marée tu es fidèle au rendez vous, nous t'en remercions Parler de la quête de vision, cela pourrait paraitre simple mais en fait c'est tout le contraire, s'agissant d'une expérience personnelle marquante, un temps de décantation est nécessaire avant d'écrire ou vouloir décrire celle ci. Tout d'abord je pense qu'il faut arriver vierge de tout désir et de toutes pensées présupposées sur ce qui pourrait survenir lors de cette quête, en revanche avoir un objectif, sans être absolument nécessaire, peut guider quand tu te trouves au début du chemin les yeux rivés sur l'horizon et que tu te dis: aller marche droit devant, tu es en "terra incognita" toutes tes certitudes, tes pensées automatiques, tu peux les laisser au bord de ce chemin, débarrasse toi de tes oripeaux et engage toi sur la route avec pour seuls compagnons ta Mère la terre, ton père le ciel, ton frère le soleil et ta sœur la lune sous les yeux bienveillants de notre créateur divin. Pour ma part, j'avais un objectif: faire la rencontre de moi même, dialoguer avec lui, régler les comptes, lui pardonner et lui faire comprendre que ce vieux Yves devait faire la place au nouvel Yves s'effacer humblement et se taire a jamais dans les flammes du renouveau. Je suis donc parti avec cet objectif pour tout bagage et m'en suis remis a la nature avec l'aide de mes 5 sens qui se sont exacerbés au fil des heures de silence et de jeûne. Concernant le déroulement de cette quête, je dois dire que la première nuit, seul dans le tout mais pas encore un dans celui ci, cette nuit a été une longue veillée de rêve, d’écoute des bruits de la nature, du ressenti du dur contact entre mon corps et notre Mère la terre qui m'a meurtri pour me tenir éveillé, pour être face a moi même. Ces moments de solitude apparente paraissent infinis comme est infini l'assiduité de ton mental, ce grand bavard qui ne peux te laisser en paix et auquel tu demande souvent de passer son chemin. Puis au fil des répits obtenus, en pleine conscience tu te laisses aller a contempler, l’âme ouverte. Soudain tiré de mes rêveries mes yeux s'ouvrent en grand et je me trouve nez a nez avec un cobra déployé, ma première réaction a été la stupéfaction mais pas de peur, je l'ai observé longuement face a face et je me suis aperçu qu'il s'agissait d'une feuille dressée avec l'exacte silhouette du cobra, belle hallucination, par la suite j'ai gardé cette feuille comme compagne de mon périple. Cette première nuit s'est continuée en observation et en écoute de la nature sans aucune manifestation particulière autre que ce cobra. Le petit matin venu je me suis émerveillé du concert des oiseaux multiples qui ont donné le "La" de cette journée a venir. Malgré le froid et l'humidité mes yeux se sont ouverts sur un rayon de notre sœur la lune qui avait réussi a percer le manteau de nuage recouvrant cette terre endormie, une lumière blanche d'argent a illuminé la forêt et capté mon regard qui remerciait notre sœur d'apporter la lumière après une nuit sombre qui t'as enveloppé de ses draps noirs. J'étais heureux et inquiet a la fois de cette journée qui démarrait sous la lune, laissant ensuite la place a notre frère le soleil qui avait bien du mal a percer les frondaisons, sécher mon corps et mes habits. Pour tout déjeuner une profonde gorgée d'eau, suivie d'une prière au grand esprit de lumière face aux petits sacs jaunes puis encore dans la contemplation je me chargeais de tout ce que pouvait me donner notre Mère la terre et la nature en général. Je passais alors plusieurs heures dans un vide absolu, un néant réclamant une naissance et c'est alors que j'ai commencé a dialoguer avec moi même, rythmant les questions et les réponses par l'utilisation de mes pierres de guérisons et de mon pendule. Après plusieurs heures de règlement de compte avec moi même, enfin apaisé, je pu reprendre mes rêveries facilitées par la nuit quasiment blanche de la veille. Au bout de mes rêveries, au moment ou l'humidité retombait, je me demandais ce que je faisais là, pourquoi j'avais été volontaire pour cette quête, des moments de doute ou tu as envie de plier bagages, te sauver mais en fait pour te "sauver " c'est justement là qu'il fallait rester et continuer a se laver de l'ancien Yves, la naissance symbolique et salvatrice, voila qu'elle était la voie et je décidais de continuer malgré les souffrances physiques et cette humidité trop présente. Pour renforcer ma volonté d'aller jusqu'au bout de cette quête initiatique je priais "les six directions" qui m'ont données force et courage et compréhension de la visite du cobra et par qui il avait été envoyé( merci Chanthou). Sentant que le jour allait tombé bientôt, je décidais de réorganiser mon bivouac et m’aperçus que j’étais allongé depuis des heures contre une veille souche de tronc d'arbre qui se délitait petit a petit sous l'action d'insectes se repaissant de sa cellulose, au fur et a mesure j'entendais s’égrener les déchets de bois mort, cette lente mort m'aura tenu compagnie tout au long de ma quête, elle aura été le symbole de mort et renaissance qui était mon objectif: faire mourir le Yves ancien et renaitre le nouveau Yves. Ce lieu que je trouvais bizarre au début a pris toute sa signification et je me suis rappelé qu'il n'y avait pas de hasard. Dès lors il a été plus facile de mourir petit a petit au fil de la chute des déchets de bois comme un sablier du temps qui passe. La nuit commença avec un passage de nuages qui donnèrent de l'humidité, je me pris a douter encore une fois et d'un revers de bras j’effaçais ces doutes en priant le grand esprit donneur de vie en faisant face a l'ouest. Après cette prière réconfortante, je me recouchais près de mon arbre mourant et sombrais dans des rêvasseries ou quelque soit le fond de l'histoire, toujours apparaissait de la nourriture signe que le jeûne était bien présent en mon esprit malgré que ce n’était pas vraiment ça, qui me faisait le plus souffrir, mais mon dos et ma tête. Rarement j'ai des céphalées mais là c’était lancinant et j' ai pris mes pierres dans mon sac de pouvoir et me suis appliqué un cristal sur le front et quelques pierres de protection sur le torse, au bout d'une demi heure sans mouvement le mal était parti et la nuit bien là. Je me couchais tant bien que mal en maudissant la dureté de notre terre Mère et en me posant la question:qui de moi ou de notre Mère blesse plus l'autre et finalement je pardonnais la faiblesse de mon corps devant la douceur de notre Mère. Le silence de la nuit enveloppait le bivouac et un "Bonne nuit d'Océane" notre guide initiatrice m'apportait beaucoup d'émotion et de présence dans mon isolement, j'avais chaud au cœur, cette dernière nuit allait être libératoire. Je repartais plein d’espoirs dans mes rêvasseries en priant pour tous les participants, mes proches, ma famille et enfin pour moi même, afin d'attendre le but ultime: mourir pour renaitre différend afin de pouvoir reprendre la route initiatique commencée depuis quelques mois chez Océane et continuer mon apprentissage de chamane. Enfin très concomitant le souhait de soulager les êtres, de les guérir si l'on m'en donne le pouvoir, être le bras armé d'un esprit guérisseur, me mettre a son service afin d'accomplir les gestes apaisants et salvateurs sur les êtres vivants. Au milieu de la nuit enfin apaisé, ayant trouvé une posture pour ne pas trop souffrir j’entends, comme la veille déjà, un animal qui bruisse dans les hautes plantes, puis un souffle sur mon visage, chipie était face a moi et comble de" l'horreur" ou de la provocation, elle tenait un gros morceau de pain dans sa gueule l'air amusée et bien décidée de s'installer a coté de moi pour le déguster en toute tranquillité. Pour ma part je ne tenais pas du tout a ce qu'elle s'installe pour manger a coté de moi, alors je lui faisait signe de continuer son chemin( j’appris le lendemain qu'elle avait fait le tour des bivouacs et provoqué aussi les autres participants). Cette visite m'avait fait chaud au cœur comme hier quand c’était Balto qui était venu me lécher le nez, je repartais donc une fois de plus a la recherche de rêves dont je n'ai aujourd'hui aucune souvenance. La nuit se fit plus claire et notre sœur la lune apparu dans le haut du ciel, léchant les cimes du rempart voisin, je me laissait aller au gré de ses reflets, des bruits d'oiseaux nocturnes et de ma souche d'arbre qui inexorablement se transformait en poussière de bois, je sentais que cette quête était en train de se terminer, que l'ancien Yves était prêt a mourir et se faisant, bousculait le Yves nouveau encore en état de chrysalide tout juste sorti de son cocon, cherchant a étirer ses ailes pour un envol futur vers la voie du guerrier. Je devais laisser faire, lâcher prise, m’apaiser jusqu’à la levée du jour qui marquerait la fin et le début d'une nouvelle ère pour moi dans un habit de lumière tout neuf. Je savais enfin que l'aboutissement était très proche, a portée de ma main, cet aboutissement n’était en fait rien qu'un début, tout était a faire mais tout était possible a partir de maintenant, je pouvais ranger mes affaires, prier l'est et le grand esprit de lumière pour qu'il m’éclaire et me rappelle: "le don de chaque jour nouveau et qu'il me laisse jamais a ce point accablé de chagrin que je ne sache plus comment me relever et recommencer". Après cette prière forte en émotion et en ayant pris pleine conscience, j'entendais le tambour, le doux roulement du tambour qui des fois m'emporte dans ses sons pour me faire rêver, c’était l'heure de rejoindre le camps dans le silence et retrouver les autres. Océane était là a nous accueillir nous prenant dans ses bras avec beaucoup de chaleur comme on accueil un nouveau né, puis chacun se pris dans les bras, on sentait la vibration forte de tous, l'émotion était a fleur de peau, la joie de se retrouver nouveau amenait tour a tour larmes ou sourire, j’étais très ému et fier d'avoir été jusqu'au bout comme tous. Pour terminer cette quête comme elle avait commencée nous entrions une deuxième fois dans la hutte de sudation au nom de tous les nôtres pour se purifier comme on nettoie un nouveau né, pour lâcher prise encore une fois avant que chacun puisse compter sa quête autour du feu sacré, accompagné d'un délicieux repas préparé par nos gardiens du feu sans qui rien n'aurait été possible, je les remercie car la tache n'est pas facile. Une autre étape précédait le repas, la remise des attributs du guerrier que nous étions devenus, une belle plume de Hibou et un collier de prière au sept directions, cela était encore l'occasion d'émotions fortes, puis arrivait les cadeaux symboliques des participants, j’eus la surprise d'avoir un beau pendule( là encore c'est sur, le hasard n'existe pas, je pratique le pendule) Je remarquais qu'en règle générale la plupart des participants avaient reçu en cadeau quelque chose qui leurs correspondait ou en rapport avec leur cheminement de vie. C’était très émouvant de voir la réaction de ces personnes en découvrant leur cadeau. Je terminerai en disant que de belles rencontres ont été faites pour chacun de nous, que notre groupe de prière a formé un égrégore qui j’espère influencera suffisamment notre planète et ses habitants pour qu'il se réveillent enfin d'une longue léthargie, cet égrégore, je l'ai senti très fort une fois tous réunis autour du feu sacré. Un grand merci a Océane pour cette quête, un grand merci aux gardiens du feu et a leur dévouement , un grand merci au lieu sacré qui nous a reçu pendant trois jours, un grand merci enfin pour tous les participants qui ont tous été formidables de sincérité et remplis d'amour.
     
    Yves - Apprenti chamane
     
  • Lorsque j'ai quitté mes compagnons vendredi soir pour rejoindre mon lieu de base, seule,en silence, dans l'obscurité, sans lampe de poche (que j'avais oubliée...); je me suis sentie en confiance: j'avais la certitude que rien de négatif ne pouvait m'arriver en ce lieu protégé. Et la cérémonie sous la sweat lodge m'avait aidée à me sentir plus légère. Malgré le froid et la pluie, j'ai réussi à ma grande surprise à trouver plus ou moins le sommeil. Je sentais le contact bien (voire un peu trop) ferme de la terre sous ma tête et mon corps malgré le lit de feuilles improvisé. Alors que j'étais à moitié endormie, je sentais une lumière percer derrière mes yeux clos et c'est avec joie que j'ai pu apercevoir la lune qui transperçait les nuages. J'apprenais à écouter et à prendre conscience des bruits qui m'entouraient et je découvrais de nouvelles odeurs. Je me suis inscrite à cette quête de vision en espérant recevoir des messages, mais lorsque je me suis retrouvée seule je me suis dit: "non, accueille tout simplement ce qu'on va t'envoyer car cela ne peut être que juste pour toi". Les premières lueurs du jour apparaissent et je m'interroge sur la façon dont je vais bien pouvoir m'occuper au sein de mon cercle de protection! Une de mes premières pensées est que cette première journée risque de paraître interminable. Mais je finis par observer attentivement ce qui m'entoure et je me contente d'admirer la nature. Puis se retrouvant face à soi-même, et entre deux monologues (ah ce mental! Ce pot de colle qui n'est jamais très loin et qui persiste à nous tenir compagnie même quand on le désire loin de nous!), des moments de ma vie ont défilé dans ma tête. Forcément ce sont les moments les plus difficiles de mon existence sinon ce ne serait pas drôle! J'ai décidé de laisser ces émotions venir en moi et de les accepter plutôt que de les rejeter ou de les ignorer; afin de pouvoir faire véritablement table rase du passé et de laisser mes vieilles peurs, rancœurs et blessures derrière moi. Je me suis retrouvée confrontée à mes vieux démons du passé et, surtout, je voulais les affronter! Ce qui m'a bien occupée une bonne partie de la journée! En milieu d'après midi j'ai eu une sorte de révélation. Je venais de comprendre l'une des raisons de ma venue ici, de cet appel si fort que je ressentais pour cette quête dans cette forêt. En effet, à force d'observer les arbres qui m'entouraient (grands et élancés comme je les imaginais avant de venir), j'ai fini par "revivre" les conditions de ma naissance. En effet, je suis née au Cambodge alors que la guerre civile faisait rage et que ma famille fuyait les khmers rouges. C'est ainsi qu'elle avait marché des mois et des mois à travers montagnes et forêts pour pouvoir entrer sur le territoire thaïlandais. Je suis d'ailleurs née durant cette exode, en pleine forêt. J'ai donc revu et ressenti ce qui avait entouré ma naissance: la fuite, le désespoir, la souffrance, l'épuisement, la faim, la peur...la mort. Je voyais toute ma famille ainsi que d'autres fugitifs, entassés, essayant d'avancer tant bien que mal dans la forêt, puis s'adossant contre les troncs d'arbres pour tenter de dormir, sous la pluie, sans abri, sans nourriture... Je revoyais les visages de mes grands parents qui avaient perdu la vie durant cette période. Je me suis alors demandée: "mais pourquoi ces images?!!!". Et là, l'évidence s'est présentée à moi. Tout d'abord, je devais me réparer en me "réconciliant" avec le contexte de ma naissance. Donc cette quête de vision à Cilaos, en plein milieu de la forêt, en montagne: il ne pouvait avoir de lieu plus idéal pour me permettre une nouvelle naissance. J'étais de nouveau entourée de mes Amies qui m'avaient vue naître autrefois dans la souffrance et la douleur: la Forêt et la Montagne. Mais cette fois-ci les conditions étaient totalement différentes: cette nouvelle naissance s'accompagnait d'un sentiment de sérénité, de sécurité et de paix. Je ressentais de la bienveillance tout autour de moi, la bienveillance de notre Mère Terre. Qualifier ce rituel de passage comme étant une renaissance avait donc encore plus de sens pour moi! J'ai réalisé pleinement que j'avais le droit d'exister et que j'avais également ma place dans ce monde! Puis une autre évidence a pointé le bout de son nez. À force de voir les visages de mes grands-parents, j'ai fini par comprendre que je devais leur rendre hommage. Je ressentais le besoin de prier pour mes ancêtres, mais aussi pour toutes ces âmes qui avaient péri durant cette guerre et qui n'avaient pas pu avoir de sépulture, pour toutes celles qui avaient été séparées de leurs proches de quelques manières que ce soit... Pour toutes les âmes qui avaient souffert de ce génocide finalement. Prier pour que ces âmes puissent trouver la paix et la guérison... Je me suis sentie très proche à ce moment là de mes ancêtres. Je leur ai donc particulièrement rendu hommage et j'ai réalisé en parallèle qu'ils m'avaient donné la force de me battre et de vivre, qu'ils continuent de me soutenir, de me guider et de me protéger... Après avoir passé la journée à explorer toute une palette d'émotions intenses et commencé à percevoir une nouvelle vision de la vie, je me suis sentie apaisée et sereine. Je devinais la présence rassurante de mes guides de Lumière, de mes ancêtres, de mon animal totem, des esprits de la nature. J'ai pu commencer à méditer et à remercier le lieu qui m'accueillait ainsi que tous les êtres qui y étaient présents, aussi bien visibles qu'invisibles. À envoyer de belles pensées pour mes compagnons qui devaient probablement vivre des moments tout aussi intenses de leur côté. J'ai d'ailleurs été ravie d'apprendre plus tard que l'un de mes guides avait "rendu visite" à Mathilda et que le cobra (mon animal totem) se soit manifesté auprès d'Yves. La nuit tombe et c'est épuisée mais apaisée que je retrouve le contact de la terre, qui me paraît bien moins rude que la veille, presque chaleureux même... Et les nuages avaient laissé place aux étoiles! Dimanche matin, je me suis sentie en meilleure forme que samedi malgré la fraîcheur persistante et la présence toujours aussi timide du soleil. Je commençais à me sentir réellement en harmonie avec les éléments de la nature qui m'entouraient. J'ai continué à prier, à méditer, à contempler la nature. Je me sentais m'élever dans les airs. Puis le son du tambour s'est fait entendre et sonnait déjà la fin de cette expérience enrichissante dans ce lieu magique! Et c'est avec une réelle émotion que j'ai retrouvé tous mes compagnons de route et partagé un délicieux repas avec eux autour d'un feu de camps; après un dernier passage dans la sweat lodge dont la chaleur brûlante constrastait fortement avec le froid et l'humidité de ces 2 derniers jours. Un grand moment de retrouvailles, d'échanges et de partage! Un grand merci à Océane, aux gardiens de feu: Aurélie et Bernard, à tous mes compagnons quêteurs d'avoir contribué à rendre cette expérience belle et unique. Cela m'a permis de renaître dans tous les sens du terme, de me rapprocher encore plus de mes ancêtres ainsi que de la Mère Terre, de dépasser mes limites (je pense surtout au jeûne qui était un vrai défi car moi qui adore manger, j'ai à peine senti mon estomac se plaindre!), et de réaliser à que point la vie est précieuse! De la part d'une guerrière Cambodgienne reconnaissante envers la Vie! Merci je suis très touchée par la profondeur de vos textes Merci à tous les trois, vous avez oeuvrez pour vous, pour la Terre, vous êtes témoins des enseignements de notre Mère. Si je devais témoigner de ma propre Quête de Vision, il y a maintenant 20 ans, j'ai été confronté aux esprits, pour la première fois je les ai rencontré et c'était le processus naturel d'intégration de tous les enseignements chamaniques que j'avais reçus. c'était aussi le début pour moi d'une vie "au service", je l'ai vécu comme un vrai rite de passage. Une Quête de Vision nous marque à tout jamais parce que notre mère la Terre est généreuse d'enseignements quels qu'ils soient, là où nous en sommes.
     
    Anonyme
     
  • Allons les femmes chamanisons !!! Je souhaiterais m'adresser plus particulièrement aux femmes qui comme moi se disent "ALLEZ DORMIR SEULE DANS LA FORET", de surcroît sans manger, non pas pour moi ! Je ne dormirai jamais seule dans le noir dans un endroit qui ne m'est pas familier ! Je sens que je pourrais hurler "au secours en pleine nuit" EH BIEN NON !!! dire J'ai été la dernière à me décider, donc je n'ai eu que 4 jours pour me préparer psychologiquement, et créer mon bâton de pouvoir, cet ART hautement coloré, que vous éprouverez un réel plaisir à confectionner, AH ! AH !!! Mais à faire en conscience et respect car j'ai eu droit à une petite leçon , et puis penser à une bâche si jamais le temps serait pluvieux, MINCE ! tendre une bâche seule, HOULA!!! Dans ton bagage un coupe coupe pour débroussailler ton coin, c'est qu'elle nous prend pour des bricoleuses la petite dame chamane ! t'as fait tes provisions dans ton ventre pour 2 jours, après tout le bricolage, ton ventre est vide, et la diète commence. Mais non, VOLONTE, COURAGE, PERSEVERANCE, et on y arrive mes dames, et MEME PAS PEUR ! je vous le jure ! passer le sweet lodge, là où commence le conte des milles et deux nuits. Aussi peureuse que j'étais avant, je me suis mise à méditer alors que je ne médite pas la nuit dans mon jardin, trop trouillarde, je sursaute au moindre bruit, alors que là, j'étais débordante de lumière, mon petit coin était comme éclairé par un soleil radieux, c'était douillet, alors qu'avant le sweet lodge il avait plu le temps était frais, et j'étais hors de cette réalité, accompagnée de lumière Divine, puis d'une ronde de chamans, et mon animal pouvoir faisait quelquefois son apparition, l'assurance s'est installée, j'ai été bercée toute la nuit par une douce lumière. Au levée du jour, j'ai remerciè l'Univers pour cette 1ére nuit passée sous des arbres, entourée de belles fleurs odorantes et dans la sérénité. Ma journée de samedi s'est composée de méditation de chant, d'étirements, de priéres. Puis la 2émé nuit, en méditant mes petits nœuds de prière que composaient ma roue médecine du côté EST se sont transformés en petites lumières jaunes et illuminaient ma demeure. Plus tard, en scrutant le ciel j'ai vu une belle étoile filante de couleur jaune dorée, la pensée qui m'était parvenue c'était de la remercier, et la nuit a été tranquille. Le dimanche matin pendant la méditation, une souris de couleur claire est venue fouiner autour de moi et s'est glissée dans un petit trou à mes pieds, (message d'Océane à ce propos : ai confiance en toi). Ensuite, retentit le tambour, on doit plier bagage, rassemblement de la troupe pour le 2émé sweet lodge, là on profite pour lâcher ce qui est encore enraciné en nous. Puis viennent les autres réconforts : les retrouvailles, les partages, les cadeaux, le copieux repas. Et là ! vous êtes abandonnés, le cœur plein de lumière, le ventre plein, et MEME PAS PEUR ! MERCI AUX ESPRITS DES 4 DIRECTIONS MERCI AUX GUIDES D OCEANE ET OCEANE MERCI AUX CUISEURS DE PIERRES sans eux on n'aurait pas eu chaud.
     
    Nadia
     
     
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